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CarnetDePassage.com
bolivie en route vers les montagnes
Écrit par sophie et jeremy   
Samedi, 04 Novembre 2017

Nous quittons Santa Cruz vers l'ouest par une belle route montagneuse en travaux. En Bolivie, ça veut dire que la route n'existe pas et qu'il faut slalomer entre les pelleteuses disséminées tous les 20km, en empruntant des pistes toutes pourries passant parfois dans des lits de rivières pas tout à fait asséchées. En plus, ça monte sec, et l'essence étant de piètre qualité dans ce pays, notre 4x4 produit de grosses volutes de fumée toute noire (ou toute blanche, ça dépend), à l'instar de tous les véhicules diesel du coin. Au passage, on remarque que dans ces régions pauvres essentiellement peuplées de paysans d'originne autochtone, les inscriptions sur les maisons sont nettement plus favorables au gouvernement actuel, avec une multitude de « Evo si 2020-2025 » ; ils voient loin !

evo si evo si

Notre premier arrêt est à 2000m d'altitude, sur le site Inca d'El Fuerte. On ne voit plus grand-chose, seules les fondations en pierre ayant résisté au temps, mais ce qui est certain c'est qu'ils savaient choisir leurs emplacements : c'est vraiment superbe !

el fuerte 1 el fuerte 1 el fuerte 4 el fuerte 4

el fuerte 3 el fuerte 3 el fuerte 2 el fuerte 2

Pour s'acclimater à l'altitude nous décidons de rester dans les parages et trouvons un site de camping situé au bord d'une piscine (presque) naturelle mais un peu froide… Dans le même but nous faisons le lendemain une excursion aux limites de la forêt primaire et ses fougères géantes, puis après un bref passage à Samaipata où nous prenons en stop un couple d'artisans franco-argentin, nous partons à l'assaut de nos premiers cols de plus de 3000m. Ça grimpe dur, la voiture peine un peu, et le conducteur aussi car nous nous retrouvons vite dans des nappes de brouillard épais qui ne laissent apparaître les zones de travaux qu'au dernier moment… mais les panoramas sont époustouflants, dès que les nuages disparaissent !

piscine inca piscine inca yungas yungas

Seconde halte touristique pour les ruines incas d'Incallajtas, 2900m, encore une fois admirablement situées au bout d'une route étonnamment bien pavée mais au péage excessivement cher !!

incallajtas incallajtas incallajta incallajta

Le lendemain, après quelques passages de cols difficiles, nous arrivons à Cochabamaba, grosse ville située à 3000m d'altitude et où on mange les meilleurs empanadas du pays !

route route

Ici, nous commettons une énorme erreur stratégique : après seulement une nuit d'acclimatation et une marche d'une heure, nous montons en voiture jusqu'à 4600m dans le parc Tunari qui borde la ville, puis partons marcher 2h dans un froid de canard (d'ailleurs il a grêlé). La punition est immédiate : très gros mal de crâne (Sophie est au bord du suicide par décapitation) et obligation de redescendre en catastrophe à 3500m pour la nuit. Le mal de l'altitude nous a rattrapés mais au moins on aura vu nos premiers lamas !

col brouillard col brouillard rando 4600 2 rando 4600 2

Du coup, conscients de notre manque de préparation évident, nous renonçons à l'ascension du volcan Tunari à plus de 5000m, et préférons prendre tranquillement la route de Sucre, capitale historique du pays. En chemin, nous croisons encore de superbes paysages et pas mal de champs de sacs plastiques ; en Bolivie l'écologie n'existe pas et même la propreté est toute relative, il est donc usuel d'utiliser l’environnement immédiat comme dépotoir… donc dès que c'est joli il y a des déchets partout !

gorge gorge route route

village village cactus cactus

Dans la catégorie des trucs qu'on ne comprend pas immédiatement en Bolivie, il y a aussi le plein d'essence. Lors de notre premier essai, le pompiste a catégoriquement refusé de nous servir directement dans le réservoir, préférant nous remplir un bidon que nous avons ensuite transféré quelques mètres plus loin comme on a pu (dont une bonne partie sur nos vêtements car il n'y a pas d'entonnoir dans ce pays!). Incompréhension... et l'histoire se répète dans les prochaines stations! En fait les Boliviens bénéficient d'une essence à demi-tarif subventionnée par l'état, que les pompistes doivent donc nous vendre plein tarif, et ils sont pour ce faire contrôlés par des caméras en wifi qui traquent les plaques étrangères comme la nôtre (ou les voitures sans plaque car il y en a beaucoup!), mais pour une raison obscure ils sont souvent réfractaires, prennent peur en comprenant que nous sommes "extranjeros" et refusent carrément de nous servir... Au fil du temps nous sommes devenus experts dans la technique du bidon, dont une partie du secret réside dans le découpage de la bouteille d'eau qui sert justement d'entonnoir, et avons également appris à resquiller dans les stations où il manque une caméra...

autruche autruche

 

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